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Prochainement les 22 et 23 avril, séminaire d'introduction à la logothérapie et au coaching existentiel Voir page séminaire


INTRODUCTION A LA LOGOTHERAPIE

Chemin de Vie et quête de sens, une introduction à la Logothérapie

Cette étude n'est présentée que comme une ébauche, notre objectif est d'une part de faire connaître les travaux de Victor Franckl, (1905-1997), psychiatre et fondateur de la Logothérapie, la communauté Isaélite, d'autre part de découvrir les liens de cette recherche avec l'enseignements de la sagesse hébraïque.

Les questions sur le sens de la vie touche de près chaque individu et atteint son paroxysme dans les circonstances douloureuses. Dans la nature de l'homme existe un instinct intrinsèque de vouloir connaître et comprendre le monde qui l'entoure. La recherche de sens questionne l'homme à chacune de ses actions ; dès qu'il accomplit quelque chose, il s'interroge pour savoir si sa démarche est dotée de sens.

Si le sens de La Vie est un chemin sans fin, le sens de sa vie, le sens de ce que l'on vit, ici et maintenant, est un cheminement auquel chacun fait face au quotidien. Perdre ce sens c'est un peu perdre la direction, le but C'est là que commence la logothérapie.

"Lorsqu'on trouve un sens aux événements de sa vie, la souffrance diminue et la santé mentale s'améliore." Nous dit V.Frankl


Le Docteur Victor Frankl, découvre qu'une des principales causes de névrose est la perte de sens. Il défend la thèse selon laquelle l'inconscient est principalement d'essence spirituelle. Au-delà de l'instinct de plaisir, la nature profonde de l'Homme le conduit vers la connaissance de son âme et la réalisation de sa conscience morale. C'est dans son expérience des camps de concentration que le Dr Frankl développera cette étonnante interrogation sur les possibilités de réalisation et d'accomplissement offertes à l'Homme !
"La logothérapie" utilise une approche holistique qui ne " saurait exclure les ressources spirituelles de l'être". V.F

Victor FRANKL (1905-1997) fondateur de la logothérapie

Dans les pays de langue allemande, anglaise ou américaine la réputation de Victor Frankl dépasse de très loin les milieux psychiatriques, mais sa renommée internationale commence à peine à être connue sur le continent français. Victor Frankl est médecin psychiatre et neurologue, son enseignement est un enseignement médical. Il enseigna la neurologie et la psychiatrie à l'Université de Harvard et à Dallas au Texas. La logothérapie est enseignée à l'Université internationale de San Diego (Californie), université à laquelle ont professé également Carl Rogers et Charlotte Bühler. Cette université a créé pour Frankl un institut de logothérapie qui a pour tâche de faire progresser la recherche dans ce domaine et de préparer des médecins et des psychologues à la pratique du traitement par la logothérapie.
On trouvera son enseignement dans un ensemble de seize ouvrages qui sont traduits en treize langues. En japonais, ses uvres choisies ont paru dans une collection de sept volumes. Frankl a été l'invité de 126 Universités aux Etats-Unis, en Australie, en Asie, en Afrique du sud en Amérique Centrale et en Amérique du sud. Il est remarquable que sa logothérapie, qui est aussi une critique de la psychanalyse classique, connaît le meilleur accueil et le plus grand retentissement aux Etats-Unis où pourtant la psychanalyse est la plus répandue ; et c'est un psychanalyste d'obédience freudienne (Prof. Bräutigafm, Heidelberg) qui signale ce fait.

Son expérence des camps!

La connaissance de l'homme n'est pas tout à fait indifférente à la compréhension de son oeuvre. Son expérience dans les camps de concentration en deviendra la déterminante principale.
Sa carrière universitaire fut malheureusement brisée par la persécution nazie. Il fait l'expérience tragique des camps de concentration. Son père, sa mère, son frère, sa femme, tous furent envoyés aux chambres à gaz ; il fut le seul survivant avec sa sur de toute sa famille. C'est là dans la souffrance la plus extrême qu'il se voit lutter pour survivre. Mais ce désir de vivre n'a de sens que s'il l'aide à comprendre son absurde souffrance. Survivre, ici, c'est trouver un sens à la souffrance. Si la vie devait avoir un sens, alors là, ici même dans le non-sens absolu, il lui fallait trouver un sens, trouver le sens de la souffrance, le sens de la mort dans l'infâme. Et c'est là dans son expérience des camps de concentration que fut développée chez lui cette étonnante interrogation sur les possibilités de bonheur et d'accomplissement offertes à l'homme !
Mais quelle possibilité d'accomplissement reste-t-il lorsqu'on est prisonnier, privé de ses proches, de ses vêtements, de lecture et d'écriture, de son avenir, lorsqu'on a froid, qu'on est exploité, humilié, brutalisé? Quelle possibilité de santé mentale dans ces situations extrêmes ? Quel sens donner à sa vie losque l'on vit le non-sens absolu d'une inhumanité permanente?

Victor Frankl, dans " Découvrir un sens à sa vie ", affirme qu'on peut encore répondre positivement en s'appuyant sur des faits vécus. Les camps de concentration prouvent que l'être humain peut encore choisir, même dans des conditions extrêmes. " Même si on le brutalise physiquement et moralement, l'homme peut préserver une partie de sa liberté spirituelle et de son indépendance d'esprit. "

Le docteur Frankl relate les cas de ces prisonniers qui, dans les camps, allaient de baraque en baraque consoler leurs semblables et leur offrir leurs derniers morceaux de pain. Il nous prouve qu'on peut tout enlever à un homme à l'exception d'une chose, la dernière des libertés humaines, celle de décider de sa conduite et de sa dignité, quelles que soient les circonstances. " Le fait que j'ai survécu à quatre camps de concentration m'autorise à témoigner de l'aptitude incroyable de l'être humain à défier les pires conditions imaginables. "

" Au camp, les prisonniers entraient dans une sorte "d'hibernation culturelle" entre la politique et la religion. Les manifestations religieuses étaient tout à fait authentiques. Les nouveaux venus étaient souvent frappés par l'intensité de la foi des prisonniers. Ils s'étonnaient d'entendre réciter des prières ou de voir célébrer des offices dans le coin d'une baraque. Malgré le caractère primitif de la vie concentrationnaire, le prisonnier pouvait y mener une vie spirituelle très riche. Grâce à elle il pouvait échapper à l'enfer du camp et retrouver une liberté intérieure." V.F

L'inconscient spirituel.

Cette recherche nous a conduits à revoir le paysage de ce que l'on entend par inconscient. Avec la proposition de l'inconscient spirituel, son contenu s'accroît de façon considérable. L'inconscient apparaît désormais comme " composé d'instinctivité inconscient et de spiritualité inconsciente ". Du même coup, annonce Frankl, l'inconscient est réhabilité.
Déjà la conscience du " moi " avait été portée à d'autres hauteurs : " Ce qui vient à la conscience dans l'analyse existentielle n'est pas l'instinctif, ce n'est pas le ça qui vient à la conscience du moi, mais c'est plutôt le moi qui vient ici à sa propre conscience : il vient à la conscience de lui-même ! " Car nous dit V.Frankl se référant à Jaspers, l'homme authentique ce n'est pas comme l'entend la psychanalyse, l'être mû par la pulsion, c'est au contraire " l'être qui décide ". Il est en fait authentique là ou il n'est plus le jouet de pulsions, mais responsable. "Seule la personne spirituelle fonde l'unité et la totalité de l'être. "
Ainsi la psychologie des profondeurs avait suivi l'instinctivité du ça inconscient et non du moi inconscient. Ce moi inconscient, ce centre de l'existence spirituelle, avait été quelque peu négligé. Cette " existence spirituelle émane toujours et obligatoirement, insiste-t-il, d'un fond inconscient ; " L'inconscient spirituel ". Tout étant émanation de l'inconscient, la véritable personne profonde est pure "réalité d'accomplissement. " En ce sens, l'existence spirituelle, " le moi en " soi " " dit-il, n'est existant que comme réalité d'accomplissement. C'est ainsi que Victor Frankl nous entraîne vers une perception non perceptible de l'essence spirituelle de l'être autrement que par la réalisation d'acte authentique. En conséquence de tout cela nous devons dire que la personne, ce centre de notre être, a une " profondeur " inconsciente, l'esprit en sa source première est esprit inconscient. "

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