Sephria

Coaching existentiel

Prochainement les 22 et 23 avril, séminaire d'introduction à la logothérapie et au coaching existentiel Voir page séminaire

Choisir le coaching, c'est miser sur l'efficacité par l'épanouissement de la personne.



Du coaching classique au coaching existentiel



Le Coaching classique est principalement un accompagnement vers la réalisation d'objectifs. Le coaching existentiel est un cheminement vers la réalisation de soi. C'est un parcours qui se veut simple sans faire l'économie de la profondeur.

Le coaching classique touche tous les niveaux de la personne humaine, et toutes ses ressources : La connaissance de soi et des autres, les rouages de la communication, l'expression corporelle, l'organisation de la pensée, le développement des compétences (savoir-faire et savoir être), la compétence et l'éthique relationnelle, la créativité, la motivation, la conduite du changement, les valeurs que nous portons. Il développe la confiance en soi et le respect d'autrui… Le coaching existentiel intègre la dimension spirituelle et permet de faire emerger les richesses de l'inconscient spirituel.

Le terme coach est anglais mais son origine est française, il est tiré du mot "cocher ". Le cocher est celui qui conduit des voyageurs d'un point à un autre. L'intention du coach, tout comme le cocher, consiste à aider des personnes à atteindre la destination qu'ils se sont fixée. Dans le coaching existentiel la direction est centré sur le sens que nous voulons donner à notre vie.

Le terme nous revient sous sa forme américaine "to coach " qui signifie motiver, accompagner, entraîner… Il s'agit donc d'accompagnement en vue de développer le savoir-faire et le savoir-être des personnes qui consultent en vue de réalisation de leurs objectifs. Dans le coaching existentiel, nous passons de "savoir-être" à "Etre" Et de la connaissance de l'Etre à "l'Etre qui fait Etre"

Dans un monde où incertitude, précarité, instabilité, sont les maîtres mots, une technique ouverte à la dimension spirituel, mais précise et souple comme coaching est devenue des plus pertinentes dans un monde en mutation.

Contrairement aux approches centrées sur le problème, le coaching est centré sur les solutions et sur le sens donné à ces solutions. Le coach écoute, observe, donne du feed-back et seulement ensuite proposer une technique appropriée telle que: ancrages de ressources, générateurs de nouveaux comportements, recadrages de sens, changement d'histoire de vie…


Elie Guez
dans son travail d'enseignant en management et relations humaines à l'ISEN de Toulon, va dans le même sens, Il accompagne depuis plus de 10 ans des élèves ingénieurs en développement personnel dans le cadre même de leurs études scientifiques. "Nous incluons dans notre enseignement la sophrologie pour la gestion de leurs ressources, le coaching pour donner sens à leur projet, ainsi que l'ouverture aux questions spirituelles, car les hommes ne vivent pas seulement de pain, mais aussi de sens." Cette ouverture est particulièrement importante pour les étudiants, essentiellement imprégnés à travers leurs études, de rationalité instrumentale.

Tout engagement constitue un acte qui donne corps à notre conception de l'humanité, en ce sens, nous sommes totalement responsables du devenir de notre société. Si, dans cette conception, nous mettons le lien entre action et éthique, les grandes questions de l'humanité dans ce domaine deviennent redoutables.

COACHING EXISTENTIEL et RELIGION

Dans l'approche du coaching existentiel qu'Elie Guez développe, le coach essaie de faire voir à son client quelles sont ses valeurs et ses responsabilités. Mais c'est toujours à lui de choisir ce dont il veut être responsable, envers quoi, ou envers qui, il se considère responsable. C'est pourquoi le coach ne propose pas ses propres valeurs à ses clients, il ne joue qu'un rôle miroir de révélateur.

Lorsque nous travaillons dans le cadre des croyances religieuses à moins de rencontrer des personnes pour qui la religions plutôt que de les relier aux valeurs essentielles ne font que les enfermer dans leur propre fanatisme, il est necessaire pour le thérapeutre comme pour le coach de respecter la croyance du client. En effet;



L'histoire des religions nous révèle l'histoire de l'homme.

"La recherche de signification des phénomènes religieux transforme le chercheur, quelque chose change dans la psyché, dans l'esprit du chercheur, il se transforme, il s'anoblit. " (Mircea Eliade, "La redécouverte du sacré ", film de Paul Barba-Negra.)
Vivre en tant qu'être humain est en soi un acte religieux car l'humain cherche à donner du sens à tout ce qu'il entreprend. " Un homme qui a trouvé une réponse à la question du sens de la vie, est un homme religieux ", c'est le propos d'Albert Einstein cité par Victor Frankl




Pendant des milliers d'années l'homme vivait dans un monde qu'il considérait comme sacré, il donnait une signification à ce qu'il entreprenait. L'art, le travail, la sexualité, l'éducation, la formation aux métiers, tout avait sens du sacré. Mais en occident, la science moderne a commencé à désacraliser l'objet du monde. Tout a changer avec l'énorme progrès industriel de la technologie. On a commencé à refuser l'expérience religieuse en tant que possibilité de connaissance, pour terminer par l'annulation même de l'idée du sens avec la théologie de la mort de D.ieu. La jeunesse n'ose plus parler de D.ieu. Ce terme a été tant galvaudé pour justifier des attitudes exclusives et fanatique de certaines tendances religieuses ou sectaires, qu'il est plus facile de parler " d'absolu ", de " conscience énergie ", de " l'ordre de l'univers "…

COACHING EXISTENTIEL EST SAGESSE HEBRAIQUE.



Lorsque Elie Guez accompagne une personne qui veut intégrer dans son travail le retour à soi (la téchouva) de la tradition hébraïque, c'est au regard de la lecture biblique que Il propose de partager mes réflexions sur les ponts existant entre la sagesse de la tradition d'Israël et les dernières découvertes de la logotérapie sur l'inconscient spirituel de Victor Frankl.


La question du sens interpelle évidemment toutes les traditions. L'apport du judaïsme laisser entrevoir quelques éclaircissements sur la question du devenir de l'homme dans la lecture biblique. Si nous acceptons l'idée que la Torah parle de la genèse de l'homme, il est fort probable qu'Elle indique "un sens à vivre " dans le parcours de tout un chacun."

Le Rabbin JOEL SCHWARZ dans " L'enseignement légué à l'Humanité", développe l'idée de la quête de sens par une exégèse biblique :
"L'homme se distingue du reste des êtres vivants par le fait qu'il est toujours à la recherche de quelque chose qui semble lui manquer ".
Même lorsqu'il a mangé à satiété, et que rien d'extérieur ne le trouble, l'homme continue à se préoccuper de lui, et ressent quelque chose qui réclame une solution aux problèmes de l'existence.
"Jamais l'âme de l'homme n'est assouvie !"
(L'Ecclésiale).
L'homme se trouve continuellement en état de manque, car il possède en lui une partie de l'esprit qui est avide de satisfaction authentique...


Selon la tradition des sages d'Israël, il existe une relation entre la recherche de signification et la recherche de plaisir. Toutefois l'origine du plaisir recherché n'est pas matériel, mais d'origine spirituelle.

"L'homme n'a été créé que pour se délecter en l'Eternel et pour jouir de l'éclat de sa présence. "

Le Roi David disait "Il y a une chose que je demande constamment, c'est de séjourner dans la maison du seigneur tous les jours de ma vie, et contempler sa splendeur ".


CONNAISSANCE DE SOI ET RESPONSABILITE

Rabbi Akiba disait: "Tout est fourni moyennant gage; un filet est tendu sur tous les vivants; l'entrée du magasin est libre et le marchant fait crédit; le registre est ouvert et une main inscrit. Quiconque veut emprunter peut venir, on lui empruntera; mais les collecteurs font chaque jour la tournée et se font rembourser bon gré mal gré."

Le philosophe Martin Buber dans "Le chemin de l'homme" reprend un fondement biblique sur la problématique de la "faute d'Adam ". Après la faute l'homme se cache de D.ieu. Mais que peut signifier cette question où D.ieu l'Omniscient demande à l'homme ; "Où es-tu ?" Peut on se cacher du tout-puissant? La question est en fait : "Où en es-tu ?
Aussitôt que l'homme comprendra la question biblique "où en es-tu" comme lui étant personnellement adressée, il prendra nécessairement conscience de ce que cela signifie.

En fait, en se cachant de D.ieu l'homme se cache de lui-même. Certes il y à bien en lui une conscience qui le cherche, mais il empêche de plus en plus cette conscience de le trouver pour échapper à la responsabilité de sa vie. A la question qui lui a été posée, il répond : " la femme que tu as mise près de moi, c'est elle qui m'a donné du fruit et j'ai mangé ! "
Ce récit touche l'un des problèmes les plus graves de notre vie: le problème de l'origine véritable du conflit entre les hommes. On explique généralement nos difficultés par des causes extérieures. Il faut que l'homme réalise d'abord que les situations qu'il rencontre, ne sont que des conséquences de ses propres actions ou de ses conflits inconscients.
Ainsi se cache chaque homme, et en se cachant, il s'enlise de plus en plus profondément, jusqu'au jour où une petite voix viendra frapper à la porte de sa conscience.
Commencer par soi-même, voilà ce qui importe, toute autre prise de position le détourne du Chemin. Le point à partir duquel il peux changer le monde est la transformation de lui-même.

Hillel disait: " Si je ne suis pas pour moi qui le sera... "
Se prendre comme point de départ, mais non comme but;
Hillel ajoute : " Et si je ne suis que pour moi que suis-je." Commencer par soi, mais non finir par soi.

La bible parle à chacun de nous. Les questions qui y sont posées éclairent la situation de chaque homme en tout temps et en tous lieux.
La Bible est le Livre où se disent les choses premières, pour que la vie humaine ait un sens.
La lecture de la Bible a appartenu à ces expériences fondatrices et joue un rôle essentiel dans la pensée philosophique en s'adressant à tous les hommes. Ce qui mesure la profondeur de l'expérience fondatrice de la Bible, c'est la conscience aiguë que l'histoire sainte n'est pas simplement une série d'événements terminés, mais qu'elle a un rapport immédiat actuel avec le destin de l'homme.

Torah :devient alors selon l'expression de Martin Buber "Le chemin de l'homme".
L'homme doit d'abord par-delà tout le fatras de choses sans valeur qui encombrent sa vie, se retrouver lui-même, retrouver l'essence de la personne.


Ce retour à soi ou retour à D.ieu se dit en hébreu "Téchouva". Par la Téchouva, l'homme a le pouvoir de se renouveler et de transformer son lieu.
Nos sages disent: " Cherche la paix en ton lieu".
Une seule issue; comprendre que tout dépend de moi, vouloir la paix c'est vouloir se réajuster soi-même.

Projet divin et sens de la vie

Selon l'enseignement de la Kabbale et plus particulièrement du kabbaliste Rabbi Moché Haïm Luzatto (le Ramhal), D.ieu crée un monde et plus particulièrement l'homme, afin d'épancher sa véritable Bonté. Dans sa grande sagesse D.ieu a décrété que cette "Bonté" ne peut être parfaite pour celui qui la reçoit, que s'il l'acquiert par lui-même.
L'homme est donc créé imparfait et "manquant" pour qu'en lui naisse le désir de se réaliser, et d'atteindre la plénitude en s'attachant à son créateur.
D.ieu crée un être de désir, et se donne à être "reçu" par l'homme. Les noms de D.ieu forment le premier maillon de la relation entre D.ieu et l'homme: "Je me ferai connaître par le biais de Mon Nom" (Exode, XXXIII? 17) .

IL sera donné à l'homme d'accomplir, d'acquérir, de réaliser ce qui lui est promis.
L'homme sera l'associé de D.ieu dans le projet du monde. En disant "Faisons un homme" Il s'adresse à l'homme comme point de départ; "Faisons un Homme", sous entend que l'homme sera associé à D.ieu pour sa propre création.
Toute l'histoire biblique n'est en fait que le récit de l'engendrement de l'être créé devant s'élever vers sa destination ultime.

En se " Faisant" Homme, l'homme se construit et construit le monde. En construisant le monde il "dévoile" la "face cachée" et fait passer "ce monde-ci" au "monde futur,"
Rabbi Jacob disait: " Ce monde n'est que le vestibule du monde futur; prépare toi dans le vestibule, pour que tu puisses entrer à l'intérieur du palais." (Pirké Avoth)(

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